Démystifier les barres énergétiques : lesquelles choisir (et pourquoi)?
- Emmanuel Daigle

- 15 févr.
- 2 min de lecture
Sur les sentiers, chaque bouchée compte. L’énergie qui vous porte jusqu’au sommet se prépare bien avant le premier pas. Barres énergétiques, barres substituts de repas : elles se ressemblent, mais ne répondent pas aux mêmes besoins. Savoir les distinguer peut faire toute la différence entre une journée solide sur les sentiers et une baisse d’énergie en plein dénivelé.

Qu’est-ce qu’une barre énergétique ?
Les barres énergétiques sont conçues pour fournir de l’énergie rapidement disponible, surtout pendant l’effort. Elles sont généralement composées d’une majorité de glucides, avec une petite quantité de protéines, de lipides et de fibres.
On les trouve facilement en épicerie ou dans les magasins de sport. Toutefois, elles ne se valent pas toutes. Lire les étiquettes et tester les produits à l’entraînement demeure essentiel pour éviter les surprises digestives.
Pour un apport énergétique rapide sans digestion trop lourde, une barre énergétique devrait contenir :
20 à 50 g de glucides
Moins de 5 g de fibres
Moins de 10 g de lipides
Moins de 10 g de protéines
Les fibres ralentissent la digestion et peuvent provoquer des inconforts gastro-intestinaux à l’effort. D’où l’importance de tester avant une sortie importante.
Les barres substituts de repas : pour les longues journées
En expédition ou lors d’un trek organisé, les repas du midi fournis par les agences sont parfois insuffisants sur le plan énergétique. Dans ces cas, une barre substitut de repas peut devenir une excellente stratégie de secours. J’en apporte toujours une lorsque je sais, ou que je pressens, que la journée sera plus longue que prévu.
Contrairement aux barres énergétiques, les barres substituts de repas doivent être plus complètes sur le plan nutritionnel. Elles devraient contenir au minimum :
15 g de protéines
5 g de fibres
5 à 10 g de lipides
15 à 50 g de glucides
Elles favorisent une satiété plus durable et contribuent à maintenir l’énergie sur une plus longue période.
Varier est la clé
Même si vous avez une barre préférée, évitez d’en apporter un seul type. En expédition, manger la même chose jour après jour peut rapidement devenir écœurant. La variété aide à maintenir l’appétit — un facteur clé en altitude ou lors d’efforts prolongés. Et rappelons-le : aucune barre ne remplace une alimentation équilibrée. La barre miracle n’existe pas.
Le conseil du pro
Personnellement, je privilégie les ingrédients certifiés biologiques et j’évite les barres contenant des huiles tropicales riches en acides gras saturés (huile de palme, de palmiste, de coprah). J’évite également les colorants artificiels et les agents de conservation.

Pour des collations énergétiques et des électrolytes adaptés aux activités d’endurance, je recommande Zenit Nutrition. Les membres de la communauté Trek & Altitude bénéficient d’un rabais de 15 % (code disponible dans l’espace membre).
Pour approfondir le sujet, vous pouvez consulter :
Haute Altitude, du trek à l’expédition (2e édition), aux Éditions Rando Québec
La bible du trek, aux Éditions du Mont-Blanc en France
Ces ouvrages offrent des repères concrets pour mieux planifier son alimentation en contexte de randonnée et d’expédition.



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